L'artiste Marie-Line Laurent

Portrait

Marie Line Laurent portrait

De mes premiers « prix de dessin », obtenus à l’école élémentaire à mes tout débuts à l’aquarelle, en 1991, et jusqu’à aujourd’hui, un lent parcours s’est initié, fait de fascination pour la couleur, d’envie irrépressible de mêler les couleurs, de trouver le ton juste, par tâtonnements quelquefois malheureusement improductifs et d’exercices de dessins qu’il m’a bien fallu perfectionner au fil du temps, lentement, en autodidacte et en m’auto formant à l’aide de nombreux livres didactiques.

C’est donc en 1991 que j’ai acheté ma toute première boîte d’aquarelle, à une période de ma vie où je disposais d’un peu de temps et où je résidais alors dans une région à la fois verdoyante et tournée vers la mer, la haute Normandie, qui fut ma première inspiratrice. Le coup de foudre ne fut pas immédiat : il y eut des périodes d’exaltation et d’autres de découragement, à tenter de dompter ce médium pour le moins capricieux et à reproduire des œuvres d’aquarellistes réputés. Et aussi de franches interruptions, liées à un manque d’inspiration, à une impression de ne pas progresser, jusqu’à l’émergence, vers 1999, d’une vraie passion.

S’en sont suivies de nombreuses années de travail sur le paysage et la nature morte, avec une fascination toute particulière pour les lieux remplis de nostalgie, sur lesquels le passé et l’histoire ont laissé une empreinte faite de rouille, de bois moussu, de décrépitude et d’abandon.

Aujourd’hui, le portrait en général, la figure humaine et principalement la femme, représentent une très grande partie de mon travail en peinture. L’aquarelle est restée mon médium de prédilection, même si je travaille de plus en plus souvent en technique mixte.Une prochaine étape pourrait être le travail en peinture sur papier marouflé sur toile de lin.

Depuis 2001, j’expose mon travail dans des salons d’arts et, plus récemment, en janvier et février 2007 ainsi qu’en janvier 2008, j’ai eu l’occasion de faire deux expositions personnelles à Paris.


Démarche artistique

Cela fait un certain temps maintenant que je m'éloigne résolument du travail sur le paysage.

Il résulte de mes années de paysagiste plusieurs galeries assez conséquentes de paysages, d'éléments architecturaux, de natures mortes, visibles sur ce site, dont la peinture m'a procuré beaucoup de plaisir mais aussi, sans doute, une certaine frustration à en exclure l’être humain.

Ces quatre dernières années, une attraction très forte pour le portrait, surtout humain mais aussi animalier, et la figure humaine en général, est venue enrichir mon répertoire de peintre. Faire le choix du portrait, réaliste, à l'aquarelle, a été pour moi une révélation.

A chaque portrait, un challenge à relever, des tons de peau à découvrir, des lumières à réinventer, une étincelle de vie à suggérer.

Du portrait, j'en suis venue au corps... Le corps féminin, la nudité, la féminité, sont au coeur de mon travail d'aujourd'hui. Une femme qui s'affirme ou s'efface, se montre ou se cache, se recroqueville, se tord, se tend se plie, dans une solitude apprivoisée et pudique et qui s'émeut de ses rêveries, de ses songes, désirs, espérances, méditations, contemplation, fantasmes et souvenirs... : portraits de femmes sensibles, souvent nostalgiques, pour qui le temps s'arrête l'espace d'un court instant, saisies lors de ces quelques secondes silencieuses et un peu magiques, volées à l'agitation et au bruit d'une vie trépidante dans laquelle priment l'effervescence et l'activité au détriment de la quiétude et du rêve...

Entourant ces rêveries, les éclairant, la nature, fleurs, feuilles... quelquefois foisonnante, d'autres fois plus discrète, est souvent présente, suggérée ou bien décrite plus scrupuleusement. Les couleurs sont éclatantes et la rêveuse finit immanquablement par se perdre dans ces mouvances colorées indéfinissables qui invitent à ces voyages immobiles.

L'aquarelle et son eau remuante ou dormante, ses pigments en suspension qui voyagent puis stagnent, en apesanteur, avant de se poser paisiblement sur le papier est le medium idéal pour accompagner ces rêveuses, car elle est aussi l'art du temps apprivoisé, l'art de savoir attendre le bon moment. Des éléments hétéroclites sont venus, depuis quelques temps, émailler, relever ce travail à l'aquarelle et souligner avec poésie cet onirisme au féminin, en lui donnant plus de matière, de volume, de "corps"... : divers collages (fibres diverses, duvet coloré, poudre et feuille d'or, papiers de soie ou asiatiques), impression de feuillage... par exemple. J'ai aussi parfois recours à d'autres médiums, ponctuellement, par petites touches, comme les encres, les pastels secs ou gras, l'acrylique...

Mes travaux récents sont visibles dans la galerie "portraits en technique mixte", ainsi que, pour certains, dans la galerie "portraits" où se côtoient portraits réalisés sur commandes et portraits imaginaires de belles rêveuses.