L'artiste Marie-Line Laurent

Portrait

Marie Line Laurent portrait

J’ai, depuis toute petite, et aussi loin que mes souvenirs me portent, été attirée par le dessin et les couleurs… L’eau m’a également toujours fascinée : c’est l’élément qui m’est le plus familier, le plus évident, celui qui me correspond.

C’est en 1991 que j’ai acheté ma toute première boîte d’aquarelle, à une période de ma vie où je disposais d’un peu de temps… Le coup de foudre ne fut pas immédiat : il y eut des périodes d’exaltations et d’autres de découragement, à tenter de « dompter » ce médium pour le moins capricieux et de reproduire des œuvres d’aquarellistes réputés. Et aussi, de franches interruptions, liées aussi à un manque d’inspiration, à une impression de ne pas progresser, jusqu’à l’émergence vers 1999, d’une vraie passion.

Je suis donc une artiste entièrement autodidacte, en recherche perpétuelle d’inspiration, de découvertes, d’innovation : ainsi, j’ai introduit dernièrement, des touches d’encre métallisée dans certaines de mes aquarelles…

L’aquarelle, volontiers cabotine, autorise peu le repentir, encore que cela dépende du papier utilisé. Elle nécessite surtout une intense réflexion avant de pouvoir organiser son travail pour coucher efficacement les couleurs sur le papier. Cette réflexion participe déjà amplement du plaisir de l’aquarelle.

Associée à un dessin assez structuré et détaillé, la peinture figurative et réaliste que je pratique tente de traduire les sentiments et émotions éprouvées devant la nature, un paysage, un minois d’enfant…, avec, toujours en filigrane, la recherche de la lumière.


Démarche artistique

N’écartant aucun sujet, pour peu qu’il sache m’enchanter et me charme, j’ai eu, pendant très longtemps, une prédilection pour les paysages, surtout marins, ainsi que pour l’évocation de certains détails architecturaux, comme les portes et fenêtres qui ouvrent sur un autre monde. Il faut dire que j’ai une tendresse particulière pour tous les lieux et les objets sur lesquels le passé ou l’histoire a laissé une empreinte nostalgique, faite de patine, de fissures, de mousses, de rouilles et de bois vermoulu. L’envie de peindre des fleurs est venue par la suite : transparence des pétales nervurés ou veloutés aux nuances et reflets délicats : je les préfère dans leur élément naturel plutôt qu’en bouquets figés.

Aujourd’hui, mon travail s’oriente surtout vers la peinture de portraits, animaliers ou humains.

Peindre un animal est pour moi l’occasion d’essayer de capter son caractère, au travers de son attitude et de son regard.

La peinture de visages me plonge dans l’intimité d’un regard, la fraîcheur et le velouté d’une peau d’enfant : côtoyant de jeunes enfants dans mon quotidien professionnel, je prends beaucoup de plaisir à tenter de retranscrire leurs regards étonnés sur le monde, leur petit côté charmeur, leur joie de vivre et leur innocence. Je pratique essentiellement la peinture de portraits sur commande.